Mettre fin à un prêt immobilier : les étapes à suivre

28 février 2026

Oubliez les discours lénifiants sur la routine bancaire : en Italie, c’est tout un pan de la vie quotidienne qui vacille sous le choc du coronavirus. Les images de rues vidées, d’immeubles silencieux, circulent partout. Quinze millions de personnes, portes closes, sorties limitées à l’indispensable. L’impact ne s’arrête pas à la péninsule : l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis observent, s’interrogent, anticipent leurs propres mesures.

Face à la montée des difficultés économiques provoquées par la pandémie de Covid-19, le gouvernement italien a rapidement dégainé un train de mesures pour tenter d’amortir le choc. L’une d’elles, annoncée par le vice-ministre de l’Économie et des Finances le 10 mars, propose aux propriétaires de résidence principale de suspendre jusqu’à 18 mois le remboursement de leurs mensualités de crédit immobilier. Un répit bienvenu, accessible à une majorité d’Italiens : 73% d’entre eux détiennent leur logement, ce qui équivaut à deux tiers de la population.

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Report du remboursement du crédit : la modularité reste possible

En France, la donne change. Le gouvernement s’est engagé à garantir l’intégralité des revenus pour les salariés touchés par le coronavirus. Mais demander un report de ses mensualités n’est pas automatique. Les démarches peuvent prendre du temps, surtout avec des banques elles-mêmes ralenties par une baisse d’effectifs. Les délais pourraient s’étirer davantage si la crise s’enlise.

Pour ceux qui détiennent un crédit immobilier, la plupart des contrats prévoient une clause de modularité, pensée précisément pour absorber les aléas de la vie : une perte de revenus, une baisse d’activité, ou même un accident. Ce dispositif ne concerne pas uniquement les salariés : les indépendants, chefs d’entreprise, professions libérales y ont aussi accès. En pratique, il suffit de solliciter sa banque, sans crainte d’un refus ou de frais cachés. Avant de vous lancer, un conseil : vérifiez bien dans votre contrat que cette option figure noir sur blanc.

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Pour mettre en œuvre ce report, il existe toutefois quelques conditions à connaître. Voici les points à retenir :

  • Le report du remboursement ne peut être demandé qu’après au moins deux ans de crédit.
  • La durée du report s’étend généralement d’une à douze mensualités, autorisée une ou deux fois seulement au cours du contrat.
  • Activer la modularité implique la création d’un nouvel échéancier d’amortissement, adapté à la nouvelle donne.
  • L’assurance emprunteur, elle, continue d’être prélevée et de vous couvrir pendant toute la période de suspension.

En somme, si la crise sanitaire met les nerfs et les finances à rude épreuve, elle oblige aussi à revisiter la relation que chacun entretient avec sa banque. Suspendre ses mensualités, c’est faire une pause, gagner du temps, sans perdre de vue l’avenir. Une bouffée d’oxygène qui, utilisée à bon escient, peut tout changer lorsque tout vacille autour de soi.

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